Publié par : Mr.Anderson | 18/12/2008

Vers un Nouvel Ordre Mondial, avec ceux qui comptent les votes

nwo_pyramid_worship2Le mois d’octobre est venu puis s’en est allé, semant derrière lui un vent de panique provoqué par la situation économique mondiale – signe d’une Stratégie du Choc, nécessaire à l’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial. Le «show» des élections américaines suit son cours, tout est prêt pour «la grande finale» de demain, tandis que discrètement, on organise le rapatriement de plusieurs troupes afin de réprimer d’éventuelles émeutes urbaines.

Pendant ce temps-là, le soleil se fait la malle, de plus en plus de bolides illuminent nos cieux, et le monde est pris de court par l’arrivée prématurée d’un froid extrême; le tout sur fond de menace d’une pandémie grippale qui, d’après nous, n’a rien à voir avec la météo. Ce mois d’octobre a aussi vu une augmentation des apparitions d’OVNIs et des actes de cruauté commis par des individus pathologiques.

Mais ne vous découragez pas: il y a toujours de l’espoir ! 

 

 Bienvenue dans le Nouvel Ordre Mondial  

nwoCe qu’il nous faut comprendre en priorité, c’est que cette crise économique mondiale ne sera pas résolue par les plans de sauvetage gouvernementaux. Adrian Salbucchi est un analyste argentin qui a vécu la crise dans son propre pays: il sait donc de quoi il parle lorsqu’il écrit : 

Le 19 septembre 2008, Henry Paulson, Bernard Shalom Bernanke et Christopher Cox (président de la Securities & Exchange Commission – SEC [Commission des titres financiers et des bourses - NdT]) soumettent au Congrès un plan de sauvetage d’urgence se résumant à 3 pages (dans la même veine que le «financial armouring» [armure financière] argentin de décembre 2000, qui ouvrit la voie à la débâcle financière de 2001) ; ce plan équivaut à 700 milliards de dollarset est censé enrayer les faillites bancaires et financières, aux États-Unis comme dans le monde. L’urgence de la situation peut se lire sur leurs visages paniqués lorsque le projet atterrit à la Chambre des représentants, qui le rejette le 22 septembre 2008. Depuis, il s’est étoffé (il fait maintenant 450 pages), a été approuvé par le Sénat, et a de nouveau été soumis à la Chambre. 

Paulson et Bernanke veulent que le Congrès leur octroie des «superpouvoirs» similaires à ceux que l’ex-ministre de l’économie Domingo Cavallo soutira au Congrès argentin en 2001, ce qui mena à un crack total. Dans diverses déclarations, le président George W. Bush a mis plusieurs fois l’accent sur la situation critique de cette «urgence nationale». Quand on lui a demandé comment on en était arrivé à ce montant de 700 milliards, Bernanke a répondu que cette somme représentait 5% (!!!) des prêts improductifs. Or, des analystes indépendants reconnaissent que ces 5% sont insuffisants pour couvrir tous les plans de sauvetage, et qu’il faudrait plutôt 10, 15 voire 20% de prêts improductifs : on atteindrait vite des sommes abyssales. Le rejet du plan de sauvetage en ce «lundi noir» a fait chuter l’Indice Industriel Dow Jones de 778 points (plus de 7%) et les organisations financières de 16%. Dans son édition du 21 septembre, le journal londonien The Daily Telegraph a fait remarquer (ce qui n’a rien de surprenant) que le gouvernement américain risquait de creuser sa dette, qui s’élève déjà à 13500 milliards de dollars. 

Même Bernanke a laissé entendre qu’une récession s’annonçait, et a déclaré en septembre avoir «perdu le contrôle». À vrai dire, le ton lugubre de cette remarque a de quoi surprendre; s’ils voulaient vraiment résoudre la crise, il parleraient de façon un peu plus optimiste, non? Mais non. Au contraire, le FMI a évoqué un système économique mondial proche de l’éclatement. Il semble que le but du message soit de nous faire tous paniquer. 

Aussi, les dirigeants du G7 se sont-ils rencontrés pour trouver une «solution». Pour résumer, ils ont annoncé qu’ils tiendraient un sommet mondial, qualifié de Nouveau Bretton Woods, dans le but de réorganiser le système bancaire. Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré que ce sommet devrait mener à «un nouveau capitalisme», et le Premier ministre britannique Gordon Brown a évoqué «des changements très importants et radicaux», tout en insistant pour que les «critères mondialement reconnus d’encadrement et de régulation [soient] appliqués de façon uniforme et cohérente dans tous les pays». 

On dirait que cette «Stratégie du Choc» nous a bien bernés. Ils ont créé le problème, et maintenant il nous offrent une «solution»: quelque chose que nous n’aurions jamais accepté sans cette crise. Ils répliqueront que les nouvelles mesures technocratiques, centralisées et autoritaires sont «douloureuses mais nécessaires», qu’elles seront bénéfiques à tous, et que de toute façon, nous n’avons pas d’autre choix. Comme les analystes économiques Donald Hunt et Simon Davies l’ont récemment écrit: 

Nous pensons que la «crise» actuelle n’est qu’un choc parmi une suite de chocs qui se déclencheront dans les jours, semaines, mois, voire même années à venir. La direction dans laquelle on veut nous mener est claire. Gordon Brown, Nicolas Sarkozy et George Bush n’arrêtent pas d’invoquer la nécessité d’un «nouveau Bretton Woods». Le «Bretton Woods» original, conclu en secret en 1944 au terme d’une planification de deux ans et demi, établissait les contours de l’ordre économique d’après-guerre que nous voyons aujourd’hui; un ordre au concept fondamentalement inéquitable, qui a concentré de vastes richesses entre les mains d’une toute petite élite, causant ainsi souffrances terribles, famine et mort pour les exclus des systèmes économiques privilégiés d’occident. Les principes majeurs de cet ordre furent dictés par les États-Unis, vainqueurs ultimes de la Seconde Guerre mondiale – l’Europe étant à l’époque entièrement dévastée, à la fois physiquement et économiquement.

Le libre-échange et les libres marchés étaient la priorité, ainsi qu’un système monétaire «indexé» sur le dollar US, désigné de facto comme monnaie de réserve mondiale.

 Pour en savoir plus sur ce nouveau Bretton Woods et ce qu’il pourrait représenter pour nous, nous vous encourageons à lire la dernière analyse de Hunt et Davies. Parmi d’autres points intéressants, ils font observer ceci :

Nous voyons ici se développer deux visions philosophiques apparemment antagonistes: les Européens veulent la même chose que leurs prédécesseurs à Bretton Woods – un capitalisme interventionniste régulé – et les Américains, comme d’habitude, veulent le «business», les libres marchés, la libre entreprise et le libre-échange. La position américaine l’emportera, même s’il y aura une concession vis à vis de la position européenne, ce qui pourtant ne résultera pas en un contrôle des puissants, mais réduira davantage les libertés des citoyens ordinaires. Les restrictions, limitations et ingérences dans nos fonds privés se verront accrues.

En fait, il est intéressant de voir à quel point ces changements sont entremêlés de confusion. Un thème particulier apparaît de façon récurrente dans plusieurs publications, et c’est celui-ci :

Finalement, Karl Marx avait raison, et maintenant, les gouvernements du monde se comportent en « socialistes », parce qu’ils interviennent dans le système bancaire.

Marx avait peut-être raison de souligner que la logique du capitalisme implique des crises récurrentes, mais soyez assurés que nul socialisme ne nous guette… si par socialisme, on entend que les ressources et les moyens de productions appartiennent au peuple.

SOTT.net


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